La Guinée Conakry, de l’indépendance à nos jours

Une émission en compagnie de Francis Simonis, Maître de conférence à l’université d’Aix-Marseille, pour retracer l’histoire contemporaine de la Guinée Conakry, de l’indépendance à nos jours.

 

1952 : le syndicaliste Ahmed Sékou Touré prend la tête du mouvement nationaliste dans ce qui est alors une colonie française.
1958 : la Guinée proclame l’indépendance, Sékou Touré met en place un régime autoritaire.
1965 : Sékou Touré rompt les relations avec la France qu’il accuse de comploter contre lui.
1961 : la Guinée forme l’Union des Etats africains avec le Mali et le Ghana.
1975 : Conakry se rapproche de la France
1984 : mort de Sékou Touré. Coup d’Etat du colonel Lansana Conté et de Diarra Traoré.
1985 : coup d’Etat avorté de Diarra Traoré qui a été écarté de son poste de ministre de l’éducation.
1990 : une nouvelle constitution met fin au régime militaire et introduit le multipartisme.
1991 : le parti de Lansana Conté emporte 71 des 114 sièges de l’Assemblée.
1993 : élection présidentielle pluraliste remportée par Lansana Conté. 1996 : 30 personnes sont tuées à l’occasion d’une mutinerie de l’armée. 1998 : réélections de Lansana Conté.
2000 : Alpha Condé, dirigeant de l’opposition, est condamné à 5 ans de prison pour avoir fomenté une rébellion. Il sera libéré en Mai 2001. Début d’incursions des groupes armés en provenance du Libéria et du Sierra Leone voisins, en guerre civile.
Novembre 2001 : 98% de « oui » à la proposition de réforme de la constitution visant à prolonger de cinq à sept ans le mandat présidentiel, sans limite d’âge et sans limitation du nombre de mandats.
Juin 2002 : victoire, avec 85 sièges, du Parti de l’Unité et du progrès (PUP) du président Lansana Conté aux élections législatives, qualifiées de « farce électorale » par l’opposition.
Novembre 2003 : Lansana Conté est réélu au premier tour de scrutin avec 95,6% des suffrages à l?occasion d’un scrutin boycotté par l’opposition.
Avril 2004 : démission du Premier ministre François Lonseny Fall, en désaccord avec le président Lansana Conté sur les pratiques en cours ainsi que la persistance du manque de dialogue.
2005 Janvier : Lansana Conté fait l’objet d’une tentative d’assassinat. Juillet 2005 : Alpha Condé rentre en Guinée après deux ans d’exil en France.
2006 Avril : limogeage du premier ministre Cellou Dalein Diallo.
Juin 2006 : lgrève générale et manifestations pour le pouvoir d’achat sont réprimées par l’armée, faisant une quinzaine de morts.
2007 Janvier-Février : grève générale illimitée. Des manifestations réprimées par les forces de l’ordre font plus de 100 morts. La nomination par le chef de l’Etat d’un proche, le ministre Eugène Camara au poste de Premier ministre, déclenche la colère des syndicats et de l’opposition qui exigent la démission du président Conté. L’état de siège est décrété.
Mars 2007 : nommé sous la pression des syndicats et des médiateurs internationaux, le premier ministre Lansana Kouyaté forme un gouvernement de consensus.
Mai 2007 : mutinerie de soldats pour une hausse de leur solde.
2008 Janvier : le limogeage du ministre de l’information Justin MOREL Junior et son remplacement par un proche du chef de l’Etat, considéré par l’opposition comme un affront à l’autorité du premier ministre Lansana Kouyaté provoque des émeutes.
Mai 2008 : le premier ministre Lansana Kouyaté est limogé.
22 décembre 2008 : le capitaine Moussa Dadis Camara s’autoproclame chef de l’Etat. Il promet de rendre le pouvoir aux civils, de s’attaquer à la misère, à la corruption et au narcotrafic.
2009 Janvier : nomination d’un gouvernement constitué de 29 membres parmi lesquels les civils sont majoritaires. Seuls neuf ministre appartiennent à l’armée, selon le souhait de la communauté internationale. Août 2009 : la junte annonce la tenue d’élections en janvier.
2010 Septembre : repoussant la probable candidature de Dadis Camara à la présidentielle de janvier et sa dérive autocratique, le Forum des forces vives, regroupant partis d’opposition, syndicats et organisations de la société civile, organise un rassemblement dans le stade de Conakry. Celui-ci est violemment réprimé par l’armée. On compte plus de 150 morts. La France annonce la suspension de sa coopération militaire et le réexamen de son aide bilatérale.
Octobre 2010 : l’Union européenne et l’Union africaine décrètent des sanctions contre la junte. L’ONU entame une enquête sur le massacre de civils du 28 septembre  à Conakry.
Décembre 2010 : le chef de la junte, Dadis Camara, est victime d’une tentative d’assassinat de la part de son aide de camp militaire de la capitale.
2010 Janvier : Dadis Camara, parti se faire soigner au Maroc et au Burkina Faso renonce à rentrer en Guinée. Le général Sékouba Konaté assure l’intérim. Jean Marie Doré, porte-parole de l’opposition est désigné pour diriger le gouvernement.
Juin 2010 : première élection libre de l’histoire de la Guinée. L’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo et l’opposant historique Alpha Condé se qualifient pour le second tour avec, respectivement 43,69% et 18,25% des suffrages.
Août 2010 : après une médiation africaine, le second tour, qui a été retardé, est fixé au 7 Novembre  2010.
2 Décembre 2010 : M. Alpha CONDÉ, candidat du RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée) est élu Président de la République de Guinée.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s